Deux Africains à PARIS
Ils ne seront que deux
représentants à défendre les couleurs du continent africain sur le Taraflex
violet du Palais Omnisports de Paris-Bercy à l’occasion du dernier Masters
Series de l’année, dernière ligne droite de la saison 2001, avant la Masters
Cup qui se déroule cette année à Sydney du 12 au 18 novembre, en présence
des huit meilleurs joueurs classés à l’ATP Champions Race. Ainsi le
Sud-africain Wayne Ferreira jouera-t-il son 9e tournoi à Bercy,
alors que le Marocain Hicham Arazi
tentera de préserver sa place de numéro 1 africain.
Outre les absences remarquées du « jeune marié » Andre Agassi,
(c’était avec Steffi Graf lundi 22 octobre à Las Vegas!), de Pete Sampras et
de Pat Rafter, le forfait de Younès El Aynaoui constitue pour le tennis
africain une grosse déception. Depuis la fin de l’US Open, Younès a
inscrit son nom au palmarès du tournoi ATP de Bucarest aux dépens de
Montanes (ESP) 7/6, 7/6
,
et a atteint la finale du Grand Prix de Lyon en salle (même surface qu’à
Bercy) en battant au passage Ferrero (ESP) et Lapenti (EQU)
. Dommage que Younès, actuellement en pleine
confiance, soit obligé de renoncer
au dernier moment (forfait annoncé vendredi, le jour du tirage au sort du
tableau final effectué dans les Salons de la Mairie de Paris).à cause d’une
douleur persistante au bras droit.
Wayne Ferreira, lui, apprécie la capitale française en octobre : depuis
1991, année de sa première participation au tournoi, le Sud-africain n’a
manqué qu une seul rendez-vous parisien (1997). Battu l’an passé en
huitièmes de finale par Alex Corretja, après avoir remporté quinze jours
plus tôt le Masters Series de Stuttgart (son plus grand titre !),
le Sud-africain a un jeu puissant tout en cadence et en régularité qui
s’accommode bien de la surface « intermédiaire » du P.O.P.B., ni
trop lente, ni trop rapide. En huit participations au tournoi « indoor »
de Paris, sa meilleure performance remonte à l’édition 95 où il était tombé
en demi-finales face au maître des lieux, Boris Becker, seul triple vainqueur
de l’épreuve. Wayne était alors classé dans le « Top Ten »
mondial (9e).). Malgré l’abandon récent de son titre à Stuttgart
(défaite en quarts de finale face à ) et à sa défaite en à Stockholm contre
Canas 3-6,1-6, Ferreira a les moyens de réussir un « coup » à Bercy.
Vainqueur brillant d’Andre Agassi à Stuttgart il y a quinze jours, Hicham
Arazi reste l’un des joueurs les plus imprévisibles du circuit. Finaliste en
avril du Masters Series de Monte Carlo, son tennis inspiré doit pouvoir
s’exprimer pleinement sur une surface qui lui a valu de disputer une
demi-finale au Grand Prix de Lyon en 2000.
Deux fois quart de finale à Roland Garros, le fantasque Marocain n’a pas
réussi de belles performances jusqu'à présent au tournoi indoor de Paris : en 1997, il avait perdu
très sèchement contre Tim Henman, et en 98 Fabrice Santoro l’avait éliminé
en trois sets. Par conséquent pas de pronostic avec Hicham, car tout est
toujours possible avec lui ! Tant
qu’il y a de l’espoir…
François Lacombe