DOSSIER N°3 : APPORT DU PRESSING PAR RAPPORT AU MARQUAGE INDIVIDUEL.

                                 J’aimerais dans ce dossier  partager avec  les techniciens du football  une partie de mes recherches footballistiques,  ce dossier intéressera  ceux qui aiment la recherche.

      Cette petite partie théorique représente le début du chapitre 12, de mon ouvrage ‘’Le pressing au Football ( Théorisation et programmation du pressing dans tous les systèmes de jeu du W.M jusqu’au 5/5) ‘’, ouvrage en cours d’édition.

                                   L’objectif de cet ouvrage est  en premier de monter l’apport d’un nouveau système de jeu par rapport à celui qui existait juste avant , d’expliquer que le pressing résout des problèmes que le marquage individuel ne peut pas résoudre, en troisième il propose des jeux préparatifs au pressing  pour les – 13 ans et les – 15 ans , des exercices plus poussés pour les – 17 ans, et une programmation du pressing dans tous les systèmes de jeu de jeu depuis le W.M jusqu’au 5/5 système non encore utilisé par les grandes équipes.

                                   L’objectif de ce dossier est de permettre aux entraîneurs intéressés d’apporter des éléments nouveaux  aux idées avancées, et de voir comment on peut améliorer la théorie que j ‘avance.

             

1)       INTRODUCTION :

                                     Le pressing peut  être apprécié beaucoup plus si on perçoit son apport par rapport au marquage individuel, c’est pour cette raison que dans ce chapitre, on s’efforcera de rappeler les différents comportements tactiques offensifs qui permettent de réduire et d’éliminer l’efficacité du marquage individuel, et qui sont :

                            Le décrochage sans poussée sur l’adversaire, le décrochage avec poussée sur l’adversaire, l’appel latéral, l’appel en profondeur.

                             Nous montrerons que le marquage individuel avec l’interception, l’anticipation et la charge, essaye toujours d’avoir le dessus, mais comme il met en permanence  l’attaquant et le défenseur en duel, des fois quant l’attaquant est beaucoup plus puissant, plus technique et plus rapide que le défenseur, ce défenseur devient dépassé, et représentera le maillon faible de la chaîne défensive , le surnombre offensif adverse sera réel et permanent, et la défaite risque de devenir inévitable.

 

                           Le pressing, comme il est expliqué dans le reste de l’ouvrage, étouffera les tentatives offensives de l’attaquant le plus virulent, le décrochage , les appels latéraux , les appels en profondeur ne peuvent plus déstabiliser le bloc équipe qui défend en usant du pressing , et le duel n’est plus un contre un, mais le porteur du ballon contre tous, et comme on le sait l’union fait la force, et un pressing bien déclenché, bien synchronisé confirme bien ce dicton.

                          Mais dans ce dossier n°3  , nous n’allons pas abordé le pressing, si vous le souhaitez, contactez moi si vous désirez qu’on en parle plus dans les prochains dossiers, précisez moi vos questions.

   

T2)Le marquage individuel.

                                       

                                        Le porteur du ballon (C1) peut transmettre à son coéquipier (C2) malgré le marquage individuel effectué sur ce dernier par l'adversaire (A1).

                                        Si (A1) fait bien son travail défensif, le joueur (C2) ne pourra pas se retourner et de ce fait (A1) aura bloqué l'évolution du ballon vers le but, mais le ballon reste toujours maîtrisé par l'adversaire (C2), qui aura la possibilité de remettre le ballon sur un de ses coéquipiers qui viendra à son soutien.

 

 

                                         Effectivement le joueur (C2) en couvrant bien son ballon aura toujours la possibilité de remettre sur l'un de ses coéquipiers C1, C2 ou C3 venant le soutenir, en remettant le ballon en arrière grâce à l'angle de remise  R qui reste ouvert, donc pour empêcher toute possibilité de remise, il faut fermer l'angle R, et cela ne peut se faire que grâce à (A2) coéquipier de A1. 

3)L'interception.

  

                      Avant de faire intervenir A2, on peut rappeler que A1, en anticipant la passe de C1, peut intercepter le ballon avant que ce dernier ne rentre dans l'espace de réception ouvert de C2.

                   Considérons Ait et C it comme étant  la position t  des joueurs Ai et Ci (i  est le numéro du joueur).

 

·        A11, est donc la position  N° 1 du joueur A1 pendant le marquage individuel avant la passe de C1  vers C2.

·        A12 est la position finale d'interception N° 2 du joueur A1, qui a intercepté la passe de C1 vers C2.      

                           Dans ce cas l'interception de A12 ferme d'un coup l'angle de transmission(T) avant que le joueur C2 ne reçoive le ballon.

 

 

 

4)  Le décrochage.

 

                            Les joueurs actuels savent tous que s'ils restent statiques en attendant qu'une passe leur arrive,

Cette dernière n'arrivera jamais, puisque tous les adversaires ont le sens de l'interception  comme une deuxième nature, donc tous les receptionneurs ont appris à décrocher pour anticiper et déjouer cette interception, et certains au moment de décrocher pour recevoir une passe poussent légèrement l'adversaire qui les marque de prés dans le sens opposé au sens du décrochage, pour le déstabiliser et gagner une fraction de seconde qui se reflète par quelques mètres supplémentaires de gagnés, qui vont donner le temps au réceptionneur de se retourner et faire face à son défenseur direct avec un ballon maîtrisé et un angle d'attaque A ouvert.

 

 

 

 

 

 

a)      Décrochage sans  pousser l ‘adversaire.

 

                           

                                Le décrochage du joueur C2  representé par la position C22 a anticipé l'interception du joueur A1, qui malgré son mouvement d'interception se retrouve dans la position A12 c'est à dire toujours derrière le réceptionneur C22 mais assez proche de lui pour l'empêcher de se retourner, et de ce fait le réceptionneur C22  aura toujours l'angle de remise R ouvert, pour remettre le ballon à un de ses coéquipiers C1, C2 ou C4  qui viendra le soutenir.


                           Remarquons que le décrochage améliore et agrandit l'angle T de transmission du porteur du ballon, puisque le passage de la position C21 à C22 agrandit l'angle T.

                      Le décrochage agrandit l'angle de transmission du porteur du ballon et le fait passer de T2 à T1, par contre l'appel vers l'avant réduit l'angle de transmission et le fait passer de T2 à T3, ceci pour dire que le décrochage augmente les chances de réussite de la passe, et l'appel les diminue, d'ailleurs lors de la collecte des informations pendant les observations des matchs le taux de réussite des passes courtes est supérieur à celui des passes longues.

 

 

 

b)      Décrochage avec poussée sur l’adversaire.

 

 

 

                           La position initiale montre le marquage effectué par le joueur A11sur son adversaire direct C21.

                          Le joueur C21,en faisant un faux appel vers l'avant pousse discretement le défenseur A11et le fait reculer, pendant que le défenseur A12 cherche à se stabiliser ( on est dans la position 2), le joueur C22 décroche et va à l'encontre de la passe donnée par le coéquipier C1( on est dans la position finale), le joueur C23 reçoit le ballon en pivotant et se retrouve face à son adversaire A13 qui arrive en retard, et dans cette position le joueur C23 a l'angle de remise R ouvert , et l'angle d'attaque A de même, et c'est en general par l'angle A, que le joueur C23 tentera de faire évoluer le jeu vers l'avant.

                            C'est la distance gagnée par la poussée au moment du décrochage qui permet au joueur C2 d'avoir un temps supplementaire permettant à C23 de receptionner et de pivoter face au jeu, et de ce fait ouvre l'angle d'attaque A en plus de R l'angle de remise qui reste toujours ouvert.