Sciences
et football N°1
La
physiologie appliquée au football.
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Avant de vous exposer cette petite étude sur la physiologie appliquée,
j’aimerai remercier les cadres de la D.T.N de la F.F.F, et les spécialistes
qui ont participés à ma formation au niveau de la préparation athlétique et
qui sont:
Du brevet d’état 1, du D.E.F ,
du C.E.F et du D.E.P.F.
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La science est une source d’informations indispensables à l’entraîneur
moderne de football, mais le scientifique le plus doué ne peut pas être entraîneur
sans avoir eu un vécu de footballeur.
Quand j’emploie le mot ‘’sciences’’ j’entends par là, la
physiologie, l’anatomie, la biomécanique, la psychologie du sport, la médecine
du sport, la diététique, la géométrie
dans l’espace , les techniques de communications et l’exploitation de
l’ordinateur.
La physiologie appliquée au football, le thème d’aujourd’hui,
permet à l’entraîneur de donner à ses joueurs une condition physique
qui va les autoriser à réaliser un match avec le rythme le plus élevé
possible, de telle sorte que si l’équipe adverse veut suivre ce rythme
infernal, finit par être asphyxiée , tétanisée, perdra toute sa lucidité et
sera inéluctablement vaincue.
La question à poser est : comment cette physiologie appliquée peut
elle donner une excellente condition physique aux joueurs ?
Les physiologistes spécialisés dans le sport , après des centaines de
recherches et d’expériences, ont fini par comprendre que l’organisme humain
est la machine la plus sophistiquée, la plus complexe et la meilleure
transformatrice d’énergie chimique en énergie mécanique.
D’après leurs conclusions, le muscle réalise toutes ses contractions
grâce à une source d’énergie N°1 appelée A.T.P ( Adénosine triphosphate
), mais cette énergie est consommée par le muscle aux environs de 3 à 5
secondes d’effort.
Entre temps une autre source d’énergie qui existe en une quantité
quatre fois supérieure à la première
( environ 200 g) rentre en jeu pour
permettre la continuité de la
contraction musculaire et par conséquent l’effort du footballeur, cette énergie
N°2 est appelée la C.P(Créatine phosphate ), cette deuxième source d’énergie
est épuisée après une durée de 10 à 12 secondes d’effort.
Après ces 12 secondes d’effort , le relais énergétique est pris par
les aliments ingérés , et là
vient le rôle du diététicien pour donner au sportif
le menu le plus équilibré qui donnera le meilleur stock d’énergie au
corps du sportif, meilleur en qualité, en quantité et en dosage ( Glucides, protides et lipides ).
Ces nutriments qui vont prendre le relais afin de reconstituer la source
d’énergie N°1, seule énergie acceptée par le muscle,
sont les glucides, les lipides et les protides.
Les glucides autrement explicités, les différents sucres sont les seuls
capables de reproduire l’énergie N°1 quand le footballeur effectue un effort
violent et intense tel le sprint, cette transformation des sucres en A.T.P se
fait de deux manières :
1.
la première avec un apport en oxygène important, par ce que dans ce cas
là une molécule de glucose donne
38 molécules d’A.T.P.
2.
la deuxième avec un apport
en oxygène faible, et dans ce cas
une molécule de glucose ne donne que 2 molécules d’A.T.P avec production de
beaucoup de déchet appelé l’acide lactique.
Cette
transformation du glucose en A.T.P avec ou sans oxygéne est connu sous le non
du cycle de KREBS.
C’est pour cela qu’un joueur ayant une capacité pulmonaire supérieure
s’asphyxiera moins et se
fatiguera moins vite que celui qui a une petite capacité pulmonaire, puisque le
second produira moins d’énergie
N°1 que le premier.
Et comme l’organisme humain est une machine fantastique il transformera
en plus le déchet produit en cas d’absence d’oxygène qui est l’acide
lactique en énergie sous forme de glucose, et ceci
à hauteur de 70% et éliminera
l’autre partie restante du déchet par l’urine est la transpiration.
Cette
transformation de ce déchet en énergie
est connu sous le nom de cycle de CORI.
Les lipides sont la source d’énergie la plus importante de
l’organisme humain, puisqu’un gramme de lipide produit 9 kcal alors qu’un
gramme de glucide ne produit que 4 kcal, le problème pour le footballeur est
que les lipides ne prennent le
relais pour reconstituer l’énergie N°1 après le glucose, que si l’effort
du footballeur est d’une intensité faible et de longue durée, ils ne peuvent
pas intervenir si l’effort est intense, donc ils ont un rôle moins important
que les glucides dans le football de haut niveau ou le rythme doit être le plus
élevé possible,.
Les protides ou les différentes viandes mangées par le sportif, représentent
environ 5 à 10% de l’énergie
totale dépensée, l’organisme humain par
une réaction biochimique appelée la NUOGLUCOGENESE
transforme les protides en glycogène, de même le cycle ALANINE GLUCOSE
explique la transformation des acides aminés en glucose.
Mais le rôle premier des
protides est la reconstitution des fibres musculaires du footballeur, détériorées
par les différents efforts sollicités par la compétition .
La connaissance pour
l’entraîneur de haut niveau de toutes ces sources d’énergie qui favorisent
la reconstitution de l’énergie n°1,
la seule qui permet la contraction musculaire est indispensable pour la
préparation athlétique du footballeur, surtout que l’amélioration du stock
des ces différentes sources et surtout la vitesse de la transformation de ces
énergies en énergie n°1 dépendent du dosage de l’effort à l’entraînement,
de la durée de cet effort , de la durée de la récupération entre ces
efforts, et la qualité de cette récupération, active ou passive, avec ou sans
étirements, avec ou sans eau .
L’entraîneur de haut niveau doit connaître et maîtriser tous les
paramètres de l’entraînement qui permettent à l’organisme humain de
reconstituer les sources d’énergie à un stock supérieur à celui qui
existait avant le cycle d’entraînement, c’est ce qu’on appelle le phénomène
de surcompensation, et surtout de faire baisser la vitesse de réaction de
l’organisme pour reconstituer cette énergie n°1 de n’importe quelle autres
sources d’énergies, que celles ci proviennent de la Créatine phosphate, des
glucides, des lipides ou des protides.
La vitesse de reconstitution de l’énergie n°1
appelée l’A.T.P , est la clef de la condition physique époustouflante
des grands joueurs , plus cette vitesse de reconstitution est courte, plus le
temps de récupération du joueur en question est court, et plus il est disponible pour réaliser un autre effort
demandé par le jeu.
L’objectif de l’entraînement est de permettre au joueur de supporter
et de répéter plusieurs efforts intenses dans le match, avec des temps de récupération
entre les efforts les plus courts possibles, sachant qu’un joueur de haut
niveau peut faire dans le match jusqu’à 140 sprints de 3 à 4 secondes.
Pour atteindre cet objectif, l’entraîneur doit maîtriser la
physiologie appliquée au football, qui lui donnera les paramètres à
respecter, et les techniques pour organiser les séances d’entraînements afin
que tous les joueurs fassent les mêmes efforts, à la même intensité en
fonction du potentiel de chacun, et là on arrive aux tests qui permettent de
donner à l’entraîneur les capacités de chacun des ses joueurs, pour qu’il
leur fassent une programmation individualisée, afin que chacun de ses joueurs
atteigne le top niveau de sa préparation physique indispensable au football de
haut niveau.
Cette maîtrise de la physiologie appliquée par les entraîneurs Français
est l’un des secrets de la réussite du football Français à l’échelon
mondial et Européen.
Par
Harmatallah Moulay Hassan
Chercheur
et entraîneur professionnel en France.