Sénégal-Turquie 0-1Les Lions
n’avaient plus la force La fabuleuse aventure des sénégalais s’est terminée ce matin à Osaka. Les Lions ont été battus 1-0 par la Turquie, un but en or marqué par Ilhan Mansiz à la 95e minute. Comme le Cameroun en 1990, les Sénégalais quittent la Coupe du Monde au stade des quarts-de-finale. Même s’il aura fallut attendre une courte prolongation pour que le sort bascule finalement du côté des hommes Senol Günes, les Lions de la Teranga n’avaient semble-t-il pas -ou plus -les ressources physiques et mentales pour arracher le droit de rencontrer le Brésil. Tombés si près d’un demie-finale historique pour tout un continent qui de Kampala à Accra, de Johannesburg à Lomé – a pleuré après le but d’Ilhan, les Sénégalais ne peuvent nourrir et encore moins mourir de regrets. Les turcs étaient meilleurs hier. Et la défaite des Lions a vite semblée inéluctable. A Osaka, il à manqué
aux Sénégalais ce qui avait fait jusqu’alors leur force :
vitesse, impact physique et enthousiasme, bref ce fameux « Diom »,
ce fighting spirit qui les avait poussé dans le dos et dans les têtes
aussi sûrement qu’un vent de force 6. Avec le plus souvent deux, voire trois défenseurs turcs sur le dos, le match des attaquants sénégalais a ressemblé à celui d’un mauvais pivot de basket. Beaucoup de temps passé dos au but, peu de position préférentielle et zéro point au tableau d’affichage. Ils ont couru jusqu’à la dernière minute, mais avec une équipe coupée en deux, dans laquelle ni le milieu- Diao, Cissé, Bouba Diop - ni les latéraux n’avaient les moyens d’apporter le soutien comme contre la Suède, leur match fut agaçant de stérilité. Et c’est finalement par ces côtés que le Sénégal flancha. Coly et Daf, peut-être les deux meilleurs Sénégalais de cette Coupe du Monde avant ce match, ont été hier, dépassé par l’aisance technique des deux joueurs mis dans les couloirs par Gunes : Assan Sas et Ümit Davala. Et ce n’est pas un hasard si le but en or est venue d’une action côté droit menée par Ümit, déjà décisif contre le Japon. Le centre du joueur de l’Inter trouve un attaquant inspiré –enfin un ! - en la personne d’Ihlan Mansiz, rentré à l’heure de jeu à la place du pathétique Sükur. Sa reprise décroisée – superbe - en demi-volée trompe Tony Sylva. L’attaquant de Besiktas auteur de 20 buts cette saison, surnommé le « Beckham turc » peut faire tourner son maillot dans le ciel d’Osaka. Les Turcs sont restés les plus forts. Et les Sénégalais, bien qu’éliminés, peuvent être fiers. Joachim Barbier |