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Groupe
H -
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J |
G |
N |
D |
BP |
BC |
Pts |
| Japon |
3 |
2 |
1 |
0 |
5 |
2 |
7 |
| Belgique |
3 |
1 |
2 |
0 |
6 |
5 |
5 |
| Russie |
3 |
1 |
0 |
2 |
4 |
4 |
3 |
| Tunisie. |
3 |
0 |
1 |
2 |
1 |
5 |
1 |
| Japon :
Belgique :2-2 |
| Russie : Tunisie:
2-0 |
| Japon : Russie
1-0 |
| Tunisie
: Belgique : 1-1 |
| Tunisie
:Japon :0-2 |
| Belgique:
Russie :3-2 |
|
Tunisie-Japon 0-2
Des aigles de Carthage bien inoffensifs
Battue logiquement 2-0 par le Japon, la Tunisie quitte
la Coupe du Monde en terminant dernière d’un groupe qui a aussi vu
la qualification de la Belgique. Ce dernier match a confirmé les
insuffisances et les limites d’une équipe de Tunisie où seul Ben
Achour, le meilleur joueur de la sélection pendant ce tournoi, a
surnagé face à des Japonais sereins et appliqués.
France et Tunisie, même destin. Même résultat et même constat.
Comme les bleus déjà rentrés aux pays, la Tunisie, obligée de
remporter ce dernier match 2-0 pour accrocher sa qualification,
s’est finalement inclinée ce matin sur ce même score. Et à l’image des champions du monde déchus, les Aigles de
Carthage ne sont jamais apparus en mesure d’inverser le cours des
choses. Battus par deux buts inscrits en deuxième mi-temps, ils se
sont montré trop timorés tout au long d’un match facilement maîtrisé
par le Japon de Troussier. La première mi-temps est sans éclat. La
Tunisie où Clayton retrouve une place de titulaire, débute
prudemment et comme le Japon n’ a besoin que d’un point pour
assurer sa qualification et rentrer dans l’histoire, la première
demi-heure du match relève de l’anecdote. Les Tunisiens semblent
surtout soucieux de ne pas encaisser de buts. Un objectif incongru à
la lecture du classement de ce groupe H où mathématiquement toutes
les équipes peuvent encore se qualifier. Il faut attendre la 34eme
minute pour assister à l’ébauche d’un début d’occasion de
but. Une frappe à l’entrée de la surface signée Yanagisawa sur
laquelle Boumnijel se détend. Deux minutes plus tard, les Tunisiens
sortent enfin de leur coquille. A la suite d’un mouvement amorcé
par Ben Achour, relayé par Melki, Jaziri frappe mais n’inquiète
pas Narazaki. Après une tête de Badra
pas assez appuyée et une action de Trabelsi, stoppé par Toda
et sur laquelle l’arbitre aurait pu siffler un penalty, Gilles
Veissières siffle la fin des 45 premières minutes.
A la mi-temps Japon et Tunisie 0-0
Au retour des vestiaires, Philippe Troussier a décidé de faire
rentrer Ikishira et Morishima. Trois minutes plus tard,
Morishima remercie, de la plus belle des façons, la confiance
de l’entraîneur français en ouvrant le score. Le joueur d’Osaka
profite d’une balle mal dégagée par la défense tunisienne et
trompe d’un tir du droit à mi-hauteur Boumnijel. Le Japon mène
1-0.
Comme
la révolte des Tunisiens se fait attendre, les Japonais, sereins,
continuent de se créer des occasions sans donner l’impression de
forcer leur talent. Ono, d’une tête smashée, Myamoto, d’une
frappe puissante, inquiètent tour à tour Boumnijel. L’heure de jeu
sonne le réveil des Aigles de Carthage. Mais le tir de Jaziri, bien
plus performant que contre la Belgique, est contré par Myamorole, le
capitaine masqué. La réplique du Japon est immédiate et elle secoue
l’Archipel. Sur un centre d’Ishikawa, Nakata, dans la surface,
pique sa tête, la ballon rebondit sur le talon de Boumnijel et finit
sa course au fond des filets. Virtuellement éliminés, les Tunisiens
se procurent dans les dix dernières minutes deux occasions de sauver
l’honneur. A la 82e minute, le tir de Zitouni, rentré en
cours de partie, est détourné par un défenseur japonais sur la
barre des buts de Narazaki. Et à la 90e,
le tir de Ben Achour échoue sur le petit filet des buts
japonais. La Tunisie est éliminé. En invité discret de cette Coupe
du monde, elle laisse son hôte, le Japon, célébrer une
qualification historique
Joachim Barbier
Tunisie-Belgique 1-1
La Tunisie s'offre du répit
A
l'issue d'une partie crispante et équilibrée, la Belgique et la
Tunisie ont réalisé un match nul qui n'arrange personne. Les Belges
ont ouvert la marque par Marc Wilmots mais les Aigles de Carthage ont
rapidement égalisé sur un joli coup franc de Bouzaiene .
Si ce nul ne va certes pas améliorer
les relations déjà tendues entre Robert Waseige, le sélectionneur
belge, et les journalistes flamands, très critiques après le match
contre le Japon, il offre en revanche à Ammar
Souayah et à son équipe le droit de rêver de qualification
malgré un seul petit point au compteur. Pour cela, il faut impérativement,
comme la France, battre par deux buts d'écart les Japonais vendredi
après-midi.
En attendant ce match décisif, les Tunisiens privés de Sellimi laissé
sur la banc, se sont montrés en léger progrès ce matin à Oita.
Tout au long de ces 90 minutes, ils n'ont pas répété les erreurs
individuelles qui leur avaient coûté si cher contre la Russie. Ils
ont eu le mérite de réagir rapidement à l'ouverture du score de
Marc Wilmots, qui, dès la 12e minute reprenait aux six mètres
une déviation de la tête de Strupar. Quatre minutes plus tard, un
coup-franc était sifflé par l'arbitre australien pour sanctionner
une faute sur Ben Achour. A 22 mètres, Bouzaiene enroulait du gauche
un amour de ballon qui trompait De
Vlieger. Revenus au score, les Tunisiens allaient alors réalisé leur
meilleure séquence grâce à des transmissions rapides qui prenaient
de vitesse les immenses défenseurs belges. Jaziri, deux fois mis en
orbite par des balles en profondeur de Trabelsi ne peut convertir en
but la domination tunisienne en cette fin de première période.
A la mi-temps, Belgique et Tunisie 1-1.
De retour des vestiaires, l es défenseurs tunisiens doivent composer
avec un nouvelle attaque belge puisque Robert Waseige a décidé de
faire rentrer Sonck et Wermants à la place de Strupar et Verheyen.
Il n'empêche que la première occasion de ce cette deuxième mi-temps
est signée Ghodbhane. Et elle est surtout magnifique. Une reprise de
volée des 25 mètres sur un centre de Ben Achour. La trajectoire est parfaite, si ce n'est qu'elle frôle le
poteau droit de De Vlieger et qu'elle ne rejoindra pas au Panthéon de
la précision celle de Zidane en finale de la Champion's League. Les
Belges de leurs côtés ont le plus souvent le ballon mais ne savent
pas vraiment quoi en faire à l'approche des 18 mètres tunisiens.
Seul Bart Goor à la 63e minute profite d'un bon service de
Wilmots pour inquiéter Boumnijel. Entre l'attentisme des Tunisiens et
le peu d'inspiration des Belges, la partie baisse en intensité. Il
faudra attendre les 5 dernières minutes pour voir les Aigles de
Carthage s'illustrer offensivement. Deux frappes lointaines signées
Ghodbhane. La première est difficilement repoussée par De Vlieger,
la deuxième, toute aussi puissante, frôle la transversale du gardien
belge.
Joachim
Barbier
Russie-Tunisie
2-0
La Tunisie peut avoir
des regrets
Les Tunisiens ont fait
jeu égal avec des Russes appliqués et sérieux, mais ont été
battus sur deux erreurs d’inattention : une mauvaise relance de
Boumnijel et un penalty provoqué par Jaidi. Malgré les efforts de
Ben Achour et un excellent Trabelsi, les Aigles de Carthage ont manqué
de réalisme…et peut-être de chance.
Même match, même score. Il y a 4 ans à Marseille, la Tunisie avait
été battue 2-0 par l’Angleterre pour son premier match de poule à
Marseille. C’est un résultat identique qui a sanctionné ce
Russie-Tunisie, match d’ouverture du groupe H.
En revanche, la manière fut, ce matin, toute autre. Les Aigles de
Carthage peuvent d’ailleurs nourrir quelques regrets après les 90
minutes disputées contre l’équipe d’Oleg Romantsev. Les
Tunisiens ont longtemps fait jeu égal avec une équipe russe où
manquaient Mostovoï et le Bordelais Smertine, tous deux blessés à
l’entraînement ces derniers jours. Malgré une organisation plus
que prudente avec sept joueurs à vocation défensive, l’équipe de
Swayeh a souvent inquiété l’un des favoris de ce groupe H.
Particulièrement en deuxième mi-temps où les dribbles de Slim Ben
Achour et les montées de Trabelsi sur son aile droite ont apporté
une bonne demi-douzaine d’occasions franches. Sans succès.
Mauvaise relance
De leur côté, les Russes, sereins et appliqués, ont su profiter
en seconde période d’une erreur de Boumnijel, pourtant inspiré
tout au long de la partie, pour ouvrir la marque : une mauvaise
relance à la main qui atterrit dans les pieds de Titov qui
marque d’un tir à ras de terre. Un but cruel, puisque tour à tour,
en ce début de seconde période, Ben Achour, sur un tir des 20 mètres,
et Sellimi auraient pu ouvrir la marque pour la Tunisie.
Au contraire, menés
1-0, les Tunisiens se font même doublement distancer trois minutes
plus tard. A la 62e, l’arbitre jamaïquain siffle pour une faute peu
évidente de Jaidi sur Sytchev, rentré en cours de jeu. Le penalty
est transformé par Karpine.
Les Tunisiens
tentent alors de refaire leur handicap. C’est Ben Achour qui, à
l’entrée de la surface, trouve Ziad Jaziri d’une louche au-dessus
de la défense russe, mais le retourné acrobatique de l’attaquant
est trop faible pour véritablement inquiéter Nigmatoulin.
Cinq minutes plus
tard, après un bon déboulé sur son aile droite, Trabelsi transmet
à Ben Achour qui se perd dans une série de dribbles dans la surface
au lieu de tirer au but. À la 76e, le jeune meneur de jeu, après
avoir éliminé trois joueurs russes, glisse une petite balle dans le
dos de la défense à destination de Jaziri, qui se laisse tomber dans
la surface et… prend un carton pour simulation. Il était dit que
les Tunisiens ne marqueraient pas.
Joachim Barbier
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