Arazi en 1/8 de finale
Hier,
l’affiche Santoro/Arazi, qui devait être une somptueuse rencontre, a accouché
d’une souris. Car pour jouer au tennis, il faut être deux (voire trois avec
le public). D’un côté, un artiste gaucher au revers cristallin, Hicham Arazi.
De l’autre, un magicien hypnotiseur au toucher de balle déconcertant, Fabrice
Santoro. Cette collision de style devait mettre le feu à Bercy. En vain. Trop
fort, le Marocain joua en soliste, éclipsant un Santoro plus spectateur
qu’acteur.
Aujourd’hui,
Arazi revient sur scène pour se mesurer, dans un huitième de finale qui vaut
le détour, à l’Espagnol Juan Carlos
Ferrero. Le saurien ibérique aura pour mission de mettre une sourdine au récital
du virtuose marocain. Ferrero, vainqueur d’un TMS cette année (Rome), connaît
l'artiste pour avoir assisté à certaines de ses représentations. Amateur de
brique pilée, comme tout Ibérique qui se respecte, il fera appel à sa
puissance pour enrailler la patte
gauche, au singulier fouetté, du Marocain. Pour Hicham, quel beau théâtre que
le Central de Bercy pour mourir ou vivre