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La liste des 23
joueurs maliens pour la CAN 2012 -Gardiens de but : Oumar Sissoko (Metz, France), Soumbeyla Diakité (Stade Malien), Alimamy Sogoba (As Réal). -Défenseurs : Ousmane Coulibaly (Brest, France), Idrissa Coulibaly (Espérance de Tunis, Tunisie), Drissa Diakité (Nice, France), Cédric Kanté (Panathinaïkos, Grèce), Mohamed Fofana (Toulouse, France), Adama Tamboura (Metz, France), Mouhamadou N’Diaye (Vitoria Guimares, Portugal), Abdoulaye Maïga (USM Alger, Algérie). -Milieux de terrain : Seydou Keita (FC Barcelone, Espagne), Kalilou Traoré (OB Odense, Danemark), Bakaye Traoré (Nancy, France), Abdou Traoré (Bordeaux, France), Samba Diakité (Nancy, France), Mahamane Traoré (Metz, France), Sidi Koné (Lyon, France), Samba Sow (Lens, France). -Attaquants : Modibo Maïga (Sochaux, France), Garra Dembélé (SC Fribourg, Allemagne), Cheick Tidiane Diabaté (Bordeaux, France), Mustapha Yatabaré (Guingamp, France). Mali : Giresse nouveau sélectionneur Alain Giresse sera le nouveau sélectionneur de l'équipe du Mali. Il succède au Nigérian Stephen Keshi, limogé en janvier pour manque de résultats. Giresse a été choisi « après un examen minutieux des différentes candidatures et des discussions franches sur les critères professionnels pour l'intérêt de la sélection nationale», selon un communiqué du comité exécutif de la Fédération. Le football malien dans la tourmente L’histoire se répète pour les Aigles du Mali. Comme pour l’édition précédente jouée en terre ghanéenne, nos représentants, malgré leur victoire sur le Malawi (3-1), ont été éliminés, hier 18 janvier 2010, dès le premier tour de la 27è édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN Orange, Angola 2010). Comme à l’accoutumée, Djilla et ses coéquipiers ont fait rêver toute la nation malienne, avant de la jeter dans l’angoisse et l’amertume. Malgré la pléiade de professionnels dont nous disposons, l’on comprend mal pourquoi notre équipe nationale n’arrive pas à s’imposer sur l’échiquier continental. A notre avis, il est temps de faire un diagnostic sans complaisance de notre football, d’en tirer les leçons pour nous projeter vers l’avenir. Décidément, le football malien est encore loin de sortir de l’ornière, pour ne pas dire de sa torpeur et de sa tourmente. En effet depuis bientôt dix ans, rien ne semble marcher. Avec le nouvel entraîneur Stephen Keshi et le nouveau Comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) dirigé par Hammadoun Kolado Cissé, l’on croyait que notre football allait être remis sur de bons rails. L’on se rappelle encore qu’en 2006, une crise avait secoué la Fédération malienne de football, suite aux mauvais résultats enregistré par les Aigles lors de la phase éliminatoire comptant pour la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde 2006. Les Aigles, qui étaient derniers de leur poule, s’étaient privés de ce double rendez-vous de la CAN et du Mondial 2006. Et ce n’est pas tout ! Alors qu’étant huitième africain et quarante-quatrième mondial sur le plan de football en 2008, les Aigles du Mali avaient été prématurément éliminés à la CAN, Ghana 2008. La suite, on la connait bien : le limogeage du technicien français de l’époque, Jean-François Jodar par la Femafoot pour disait-on, la perte de la confiance des joueurs, son insubordination à la Fédération et son choix du voyage aux Emirats Arabes Unis. Précisons que Jodar avait été recruté en juillet 2006 en qualité de sélectionneur et de directeur technique national. C’est après ce limogeage de Jodar que le Nigérian Stephen Keshi, ancien sélectionneur des Eperviers du Togo, avait été désigné entraîneur de l’équipe nationale de football du Mali à la suite de la signature d’un contrat avec nos autorités sportives. Keshi, qui perçoit un salaire mensuel d’environ 7 millions de francs Cfa auquel s’ajoutent divers avantages dont un crédit téléphonique de 500.000 francs Cfa mensuels, avait pour mission la double qualification des Aigles pour la CAN Orange et le mondial 2010. Sur le premier point, le sélectionneur des Aigles a depuis longtemps lamentablement échoué. Dès lors, il ne lui restait qu’à sauver sa tête en assurant une bonne prestation de nos représentants à cette 27è CAN angolaise. Là encore, il vient de se casser le nez avec l’élimination matinale des Aigles dès le premier tour. Et pour le public sportif malien, ce n’est qu’un cauchemar, une désillusion, une déception, une amertume (…), l’on pourrait continuer avec les qualificatifs. Le moins qu’on puisse dire, au regard de la prestation des Aigles en Angola, c’est que le sélectionneur national Stephen Keshi a montré toutes ses limites dans son coaching. En effet, excepté le match contre les Malawites, l’on a plutôt vu une équipe amorphe, apathique, sans état d’âme et dépourvue de velléités offensives. Visiblement pour se qualifier pour les quarts de finale, Keshi attendait une «providence divine». Comme nous l’écrivions dans l’une de nos publications, Keshi a oublié ce vieil adage qui stipule que «aide-toi et le ciel t’aidera». Encore moins qu’en football, il ne s’agit pas de compter sur la grâce divine. Le football, ça se joue sur le terrain et en 90 minutes. Et avec cette élimination précoce et presque inattendue des Aigles du Mali, le sélectionneur national peut bien être sûr qu’il risque le même sort que son prédécesseur Jean-François Jodar qui avait été gentiment limogé après la débâcle des Aigles à la CAN, Ghana 2008. Quant aux Aigles, il faut le dire, ils ont une fois encore crucifié le peuple malien. Et pourtant, bien que gardant des souvenirs amers de la derrière CAN qui s’était jouée en terre ghanéenne, ceux-ci n’ont pas hésité à se sacrifier pour assurer une bonne participation à Djilla et à ses coéquipiers à cette 27è CAN. Ils ont été appelés, à travers une campagne dite de soutien aux Aigles, à jouer leur partition pour mobiliser plus de 3 milliards de nos francs. Rien que pour ces Aigles qui n’ont pas eu d’ailes pour voler dans le ciel angolais. Bon Dieu, que faut-il faire encore pour eux ? Non, le public sportif malien ne méritait pas une telle médiocrité de ses représentants. C’est d’ailleurs l’avis de certains supporters à l’instar de Moussa Traoré qui estime que «les Aigles du Mali méritent une bonne correction dans un camp militaire à leur retour: soit ces enfants n’ont pas de cœur ou ils sont poursuivis par la malédiction. Honte aux Aigles du Mali! Il faut radier tous ces soi-disant professionnels (excepté peut-être Kanouté). Ils font honte à la Nation. Bande de sans cœur!». Pour M. Sangaré, «les Aigles du Mali doivent montrer juste un peu de cœur à la tâche. Le footballeur malien est issu du peuple et ne peut en être foncièrement différent, même quand il ne peut pas jouer, il préfère venir faire la parade pour avoir un séjour de luxe aux frais du contribuable. Une bonne vitrine de vente et d’exposition. Une équipe nationale composée des locaux aurait pu faire mieux. Keshi a atteint ses limites, il ne peut plus rien pour nous». Pour ainsi dire, la débâcle des Aigles à la CAN Orange 2010 n’incombe pas seulement au sélectionneur. Il faut aussi imputer la faute aux joueurs qui ont refusé de mouiller les maillots à fond. Quant au président de la Fédération malienne de football, que va-t-il maintenant faire ? On se rappelle encore que juste après son élection à la présidence de la Femafoot, suite aux assises de Tombouctou, il s’était fixé comme objectif primordial en début de son mandat, la double qualification du Mali à la CAN Orange et au Mondial 2010. Après ce double échec cuisant, ne doit-il pas démissionner ? Il faut aussi ajouter que le Département des sports n’a pas véritablement une bonne politique de promotion de notre football. Sinon, comment comprendre que de 2002 à 2010, neuf entraîneurs (Henry Kasperzak, Christian Dalger, Henry Stambouli, Alain Moizan, Mamadou Kéïta alias Capi, Pierre Lechantre, Mory Goïta, Jean-Francois Jodar et actuellement Stephen Keshi) puissent défiler à la tête de notre équipe nationale sans résultats probants ? Disons le, c’est là une preuve flagrante des difficultés pour renouer avec l’image d’un Mali qui gagne à travers le football. A cela s’ajoutent des bilans financiers excessifs, incohérents avec les piètres résultats du Onze national. Pour remettre tout donc sur le bon chemin, il y a lieu de faire les états généraux de notre football. Nos gouvernants auront-ils ce courage ? Rien n’est sûr ! Bruno Loma et Hadama B. Fofana Le Républicain |
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