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Karim
Alami : «On ne forme pas un joueur avec trois bouts de ficelle ! » Désormais
consultant pour Al-Jazeera Sport, l’ancien joueur marocain ne mâche pas
ses mots à l’écran comme en dehors. Entretien sans langue de bois. Karim,
une question simple pour commencer, pourquoi le tennis marocain est-il
absent de Roland Garros cette année ? Karim
Alami. Tant qu’il n’y aura pas de Fédération digne de ce nom, il
n’y aura pas de joueurs marocains au plus haut niveau. Il n’y a pas de
mystère dans la réussite, que ce soit dans le tennis ou dans la vie en général. -Que
faut-il changer au Maroc alors ? Karim
Alami. Là-aussi, la réponse n’est pas compliquée ! Il y a des
jeunes très bien au Maroc, seulement pour sortir un joueur et l’amener
au plus haut niveau, il faut le préparer. Il faut des moyens pour qu’il
mange bien, qu’il dispose d’un bon encadrement médical. Bref, un
joueur de tennis, c’est un investissement à long terme. En fait, un
joueur, c’est comme une petite société qu’il faut faire fructifier
en rationalisant tous les domaines autour de lui : c’est la clé du
professionnalisme. Malheureusement, au Maroc, certaines personnes croient
qu’il suffit de trois bouts de ficelle pour faire un joueur ! Et
le projet d’académie du Français Henri Leconte à Fès, comment le
jugez vous ? Karim
Alami. Je n’ai pas toutes les données du projet d’Henri en main mais
je connais bien le Maroc (rire) alors je peux simplement dire que déplacer
les jeunes à Fès, c’est un handicap. Il faut centraliser les jeunes à
Casablanca pour qu’ils puissent réussir. A Casa, il y a tout. Parce
qu’il ne suffit pas que les gamins jouent au tennis, il faut aussi
qu’ils puissent étudier. Revenons
sur votre projet d’Académie à Agadir, pourquoi est-il resté lettre
morte ? Karim
Alami. Oui… J’ai essayé mais on ne m’a pas aidé…
Malheureusement, je ne pouvais pas tout faire tout seul ! La Fédération
Marocaine ne m’a pas aidé, le Ministère des Sports non plus, je le
regrette encore aujourd’hui. C’est
dommage parce qu’avec mon expérience, j’avais une idée séduisante
et efficace : allier les méthodes sud-américaines, françaises, américaines.
Bref, mixer tout ce que j’ai vu dans ma carrière et en faire profiter
de jeunes marocains aussi. Ce que vous exposez là ressemble à ce qu’est en train de mettre en place le patron d’industrie Lagardère en ce moment en France... Karim
Alami. Oui, tout à fait. Mais, Lagardère, c’est le top ! Nous au
Maroc, il nous suffirait de quelques grosses entreprises capables de se fédérer
derrière un projet tennistique. L’investissement peut être minime pour
une entreprise marocaine mais avec de grosses retombées à la clé.
Imaginez qu’au Maroc, le centre fédéral ne dispose même pas d’une
salle de musculation.
Malheureusement, lorsqu’il y avait trois Marocains dans les
trente premiers, jamais aucun sponsor n’a voulu nous aider… Driss
Bougrine (www.afrique-sport.com)
à Roland Garros. Le marocain Younes El Aynaoui forfait aux qualifications Quelque 128 joueurs vont disputer les qualifications pour tenter de décrocher l'un des seize billets pour le grand tableau. Dans cette épreuve toujours très relevée, on retrouve des champions de choix, tels l'Espagnol Albert Portas, ancien 19e joueur mondial (en 2001) ou l'Argentin Mariano Zabaleta, n°21 en 2000. Cette épreuve se déroule du mardi 23 mai au samedi 27 mai (du 24 au 27 pour les dames). El Aynaoui voulait rebondir sur la scène internationale après une longue absence des courts en raison d'une vilaine blessure. A 35 ans, le no 1 national, bon pied , bon œil, a agréablement surpris par son jeu au tournoi de Doha au Qatar au tout début de l'année. C'était son premier tournoi de la saison avec une victoire au premier tour sur le Français Sébastien Grosjean 6/4,6/4. Le N°1 marocain a réussi aussi le mois dernier une belle performance au tournoi de Tunis en atteignant la finale; une blessure aux poignet l'a empêché de défendre ses chances face à l'algérien Lamine Ouahab. Cette blessure a obligé El aynaoui de déclarer forfait pour les qualifications de Roland-garros Driss Bougrine |
Selima Sfar:
"Numéro 1 africaine, ce n'est pas terrible !"
A 28 ans, la Tunisienne Selima Sfar vit un début de saison 2006 qui pour toute joueuse normalement constituée constituerait une sorte "d'annus horibilis". Pourtant, la championne d'Afrique en titre, que nous avons rencontrée à Roland Garros après sa défaite au deuxième tour des qualifications de Roland Garros face à l'Ukrainienne Yulia Beygelzimer, reste confiante sur son avenir tennistique. Entretien. -Que retirez-vous de ce Roland Garros
2006 ? Le bilan est loin d'être positif ? Une défaite, c'est bien, expliquez-nous ça ? Selima Sfar. Non, évidemment. Ce que je veux dire c'est que je retrouve de bonnes sensations après être descendue très, très bas à cause de divers problèmes à la cheville ou à l'épaule. Et puis, ces derniers mois, j'ai souvent joué en étant malade et je pompais sur mon énergie. Là, je me sens mieux. -Ce qui reste positif, en revanche, c'est votre place de numéro 1 africaine, que vous conservez malgré tout vos pépins physiques ? Selima Sfar. Oui. Mais, malheureusement numéro 1 africaine, ce n'est pas terrible... Enfin, après Roland Garros, je n'ai quasiment aucun point à défendre pendant plus de neuf mois. Donc, je ne peux que remonter ! En tout cas, j'ai bien envie de remonter dans les cent premiers d'ici à la fin de cette année 2006. Sur un plan plus général, il semble que le tennis féminin africain soit en crise ? La relève est loin de pointer le bout de sa raquette ? Selima Sfar. Oui, mais ça peut me servir ! Comme ça, je pourrais représenter l'Afrique aux prochains Jeux Olympiques de Pékin et décrocher une médaille olympique, c'est mon plus grand rêve... -Revenons sur votre début de saison, en êtes-vous satisfaite ? Selima Sfar. Tout n'est pas négatif,
j'ai gagné un 75 000 dollars à Beyrouth récemment contre l'Ukrainienne
Beygelzimer. Lors de ces qualifications de Roland Garros, j'ai
malheureusement perdu contre cette même Beygelzimer. Mais, il faut croire
qu'avec son coach, ils avaient étudié mon jeu au microscope.
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| Younes
El Aynaoui forfait
pour les Internationaux de France |
| Arazi éliminé au premier tour |
| Tournoi junior :Ziadi Mehdi OUT. |
| Karim Alami dernier africain en course........... |